Consultez les rubriques de l'Info-Veille Scientique
Utilisation d’antibiotiques chez les animaux : la baisse se poursuit
Selon un rapport publié par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des médicaments (EMA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le 30 juin 2021, l’utilisation d’antibiotiques chez les animaux a encore diminué. Elle est désormais plus faible chez les animaux producteurs d’aliments que chez les humains. Adoptant une approche « Un monde, une santé », le rapport des trois agences de l’Union européenne présente des données sur la consommation d’antibiotiques ainsi que sur le développement de la résistance aux antimicrobiens (RAM) en Europe pour la période 2016-2018.
La baisse significative de l’utilisation d’antibiotiques chez les animaux producteurs d’aliments suggère que les mesures prises à l’échelle des États membres pour en réduire l’utilisation s’avèrent efficaces. L’utilisation d’une classe d’antibiotiques appelée polymyxines, qui comprend la colistine, a presque diminué de moitié entre 2016 et 2018 chez les animaux destinés à la consommation. Il s’agit d’une évolution positive car les polymyxines sont également utilisées en hôpital pour traiter des patients humains infectés par des bactéries multirésistantes. Cependant, la situation au sein de l’Union européenne varie considérablement selon les pays et les classes d’antibiotiques. Par exemple, les aminopénicillines, les céphalosporines de 3e et 4e générations et les quinolones (fluoroquinolones et autres quinolones) sont davantage utilisées chez l’Homme que chez les animaux producteurs d’aliments, tandis que les polymyxines (colistine) et les tétracyclines sont davantage utilisées chez les animaux producteurs d’aliments que chez l’Homme.
Pour en savoir plus : Utilisation d’antibiotiques chez les animaux en baisse
Source : Efsa.
Third joint EU inter-agency report on antimicrobial agents and resistance
Télécharger le document
À voir aussi
-
Santé animale12 mars 2026Explorer les virus émergents : comment la phylodynamie éclaire la transmission des infections animales
Vétérinaire et chercheuse à l’INRAE, Claire Guinat s’attache à comprendre comment émergent, évoluent et se transmettent les maladies infectieuses animales, en particulier l’influenza aviaire hautement pathogène, dont les épizooties sont de plus en plus fréquentes et sévères. Spécialiste en phylodynamie, elle combine données génétiques et épidémiologiques pour reconstituer la dynamique des épidémies, identifier les facteurs… -
Santé animale12 mars 2026Grippe aviaire H5N1 et bovins laitiers américains : un risque d’introduction très faible en Europe selon l’EFSA
Selon un nouvel avis de l’EFSA, la probabilité que la souche de grippe aviaire hautement pathogène H5N1 détectée chez les vaches laitières aux États-Unis atteigne les cheptels européens est jugée très faible. L’Autorité recommande cependant de sensibiliser agriculteurs et vétérinaires, de renforcer la surveillance et d’appliquer des mesures strictes de biosécurité, telles que la limitation… -
Maladies animales et zoonoses12 mars 2026Épidémiosurveillance en santé animale : les dernières actualités
Le bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale en santé animale (BHVSI-SA) de la plateforme ESA (Epidémiosurveillance Santé Animale) rapporte et met en perspective des signaux et des alertes en santé animale au niveau national et international. Les derniers bulletins font état d’une situation encore instable dans plusieurs pays européens. La principale actualité concerne la dermatose…